Protéger son Temps.
Réapprendre à faire une chose à la fois.Newsletter#25. Temps de lecture 12 minutes. Disponible en FR et en End + en audio FR
Cette semaine, je voudrais parler de notre rapport au temps : celui dont on manque, celui qui passe, et celui qu’on perd.
La gestion du temps, dans nos vies, est devenue un sujet vital, et souvent déstabilisant, parce que, peu importe nos états d’âme, le temps est en mouvement, et quand il semble filer sans notre contrôle, il nous secoue plus fort qu’on ne veut l’admettre.
Paradoxalement, aujourd’hui, afficher qu’on est pressée ou débordée est presque devenu identitaire : c’est la preuve qu’on compte, qu’on a une vie “pleine”, qu’on est utile, solide, importante, responsible, bref, qu’on existe.
Je suis sûre que ça vous est déjà arrivé : ces gens qui vous imposent un “time frame”, comme dans Pitch Anything d’Oren Klaff (une de mes bibles), celui qui vous serre la main et annonce d’emblée qu’il n’a “que 20 minutes”, ou cette amie qui fixe 19h et arrive, fidèle à elle-même, à 19h45.
Puis il y a le temps qui passe, celui que, malheureusement, on ne contrôle pas, même si l’industrie de la beauté essaie de le ralentir.
Enfin, il y a le temps dont on manque, ou dont on pense manquer, et c’est sûrement l’un des fléaux de notre époque, l’un des grands responsables de notre charge mentale, et surtout de notre stress. Celui-là nous compresse, nous rend nerveuses, nous frustre, nous fait nous sentir toutes petites parfois, et nous donne l’impression de vivre en perte de contrôle, en apnée. C’est sur celui-là que je veux mettre l’accent aujourd’hui, et la bonne nouvelle, c’est que je suis presque persuadée qu’on peut se le réapproprier.


